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Archives de catégorie Vie de la MEL

ParCGT MEL

1607h Déclaration unitaire CGT – FSU- Autonomes

 

1607H- Nous ne servirons pas de caution à l’Administration !

 

Déclaration unitaire CGT – FSU- Autonomes

 

 

 

 

Une rencontre entre les organisations syndicales et l’administration, s’est tenue en plénière et en présentiel ce 11 mai . Après la lecture d’une déclaration commune, La FSU, la CGT et les Autonomes ont quitté la réunion.

En effet quel intérêt de nous réunir alors que tout se décide sans nous. Les refus, les silences et les fins de non-recevoir de l’administration sont à ce titre éloquents.

Vous trouverez ci dessus la déclaration :

 

Depuis plusieurs mois, vous avez décidé de rencontrer les organisations syndicales représentatives de la MEL pour la mise en œuvre de l’article 47 de la loi dite de transformation de la fonction publique.

Plusieurs réunions plénières et bilatérales ont eu lieu. Dans le même temps, vous avez choisi de mettre en place des questionnaires en ligne, inspirés du référendum d’entreprise prévu par la loi El Khomri.

Vous avez organisé des réunions tout agent-e, et déployé ensuite une campagne de communication écœurante et incomplète sur « NOTRE » projet « temps de travail. », en évitant de souligner les sujets qui fâchent : à cause de votre communication évasive, bon nombre d’agents n’ont pas encore réalisé qu’ils allaient perdre un nombre conséquent de jours de congés, quel que soit le scénario que vous voulez nous imposer.

Vous avez également rencontré à de nombreuses reprises les encadrant-e-s, afin qu’il-elle-s mènent des discussions au sein de leurs équipes.

Tout a été organisé pour contourner les organisations syndicales. Cette dé-légitimation est la marque du Président Castelain et de son exécutif, marque qui hélas perdure à l’aube de son deuxième mandat.

La ficelle est grossière : il s’agit de limiter notre rôle à celui d’une simple chambre d’enregistrement.

En effet, même si nos trois organisations syndicales se sont opposées dès le début à cette contre-réforme historique, nous avons tous fait le choix de participer à ces échanges que vous appelez à tort des négociations.

Refusant de limiter notre rôle au choix entre plusieurs scénarii qui mènent à la confiscation de nos jours de congés, nous avons fait le choix chacun à notre niveau de proposer d’autres sujets aux négociations, ayant trait de près ou de loin aux questions de temps de travail, de rémunération, d’effectif ou d’action sociale. Associant les adhérents ainsi que les agents le souhaitant, nous avons été force de proposition et avons fait preuve d’innovation en plaçant bien-être et qualité de vie au travail au centre de nos préoccupations ; préoccupations que semblait partager l’administration.

Par exemple et sans être exhaustifs, nous avons demandé l’ouverture de négociations sur le télétravail et le droit à la déconnexion visant à prendre en compte l’explosion sans précédent du temps de travail effectif des collègues et du travail au gris. Nous vous avons demandé un juste retour des 6,3 millions d’euros que la MEL va capter annuellement sur le dos des agents en supprimant nos jours de congés, nous avons demandé une campagne de recrutement ambitieuse alors que ce hold-up va vous permettre d’économiser 130 ETP.

Nous vous avons alerté sur le fait que votre volonté de supprimer les congés bonifiés (ancienneté et retraite) serait vécue comme un choc, une insulte pour les collègues concerné-e-s. Nous avons proposé que le temps de présence supplémentaire à la MEL serve à des activités personnelles des agent-e-s, et à de la formation. Nous avons également proposé que la MEL fasse un effort sur l’action sociale et la restauration…

A la fin de ce processus de fausse négociation notre constat est amer. C’est une véritable mascarade dont nous refusons d’être complices ou caution.

 

 

L’ensemble des revendications a été balayé d’un revers de main. Hors sujet ! Pas à l’ordre du jour ! Pas de mandat du Président sur tel sujet ! Niet ! Nada ! Du balai !

Le Président n’a même pas eu le courage, contrairement à d’autres élu-e-s, d’écrire à la Ministre Madame De Montchalin pour exiger un report du calendrier de mise en œuvre, comme cela l’a été pour d’autres réformes antisociales du gouvernement Macron.

Il s’agit pourtant de la plus grande attaque contre notre statut et nos conquis sociaux, qui plus est dans la maison d’Arthur Notebart, de Pierre Mauroy, ou de Martine Aubry, qui avait connu bien avant tout le monde les 35H.

Qui plus est, la situation sanitaire et les restrictions ne nous permettent pas de faire le minimum du travail syndical pour lequel nous sommes légitimement mandaté-e-s par nos collègues.

Pourtant, même si la généralisation du travail à distance limite les contacts avec eux, beaucoup, syndiqués ou pas ont compris où vous vouliez les emmener. Quel que soit le scénario, c’est une perte sèche. Et rien en face.

La CGT, la FSU et les Autonomes considèrent qu’il est temps de changer les règles du jeu. Vous ne nous cantonnerez plus à ce pseudo « dialogue social » où tout est écrit d’avance. Dans un dialogue, les règles doivent se définir ensemble.

 

Aujourd’hui nous vous annonçons que nous allons rencontrer les agents et que vous ne pourrez plus longtemps ignorer leur colère. Nous prévoyons un rassemblement et une Assemblée générale du personnel le 25 mai prochain, et la CGT déposera dès aujourd’hui un préavis de grève pour cette date et les jours suivants.

Le « dialogue social » ne se limite pas aux réunions que vous organisez aux dates que vous choisissez.

 

Nous reprendrons contact avec vous après le 25.

 

Pour la CGT MEL,

Frédéric PARISOT

Pour la FSU MEL,

Catherine VALOUR

Pour les Autonomes, 

Claude COLPAERT

 

 

 

ParCGT MEL

Déconfinons nos colères le 1er mai !

   Lille, le 28 avril 2021

 

Déconfinons nos colères

le 1er mai !

 

 

 

Cher.es adhérent.es, cher.es collègues,

A la MEL, le Président Castelain tente de passer en force une augmentation du temps de travail annuel à 1607 heures, sans augmenter les effectifs ni nos salaires, alors que nombre d’entre nous dépassent très largement les 35 heures par semaine et que de nombreux services sont déjà exsangues !

Ce passage aux 1607 heures représente 6,3 millions d’euros d’économies sur votre dos ! 130 ETP !

Pourtant, nous avons fait des propositions dans l’intérêt de nos collègues : un véritable accord sur le télétravail, la mise en œuvre d’un véritable droit à la déconnexion, la création de 50 postes supplémentaires, la mise en place immédiate des titres-restaurants pour toutes et tous, une enveloppe de 3 millions d’euros destinée aux laissés-pour-compte du RIFSEEP, ou encore notre revendication que tout heure de présence à la MEL supplémentaire soit affectée à de la formation ou à du temps personnel pour les agents…

Mais c’est avec le plus grand mépris que la MEL, par la voix du 1er VP Alain BERNARD, a refusé d’engager la moindre négociation !

Alors plus que jamais, nous avons intérêt à refuser fièrement la dégradation de notre statut, de nos conditions de travail, de nos salaires, en rejoignant l’ensemble du monde du travail pour le défilé du 1er mai, qui se déroulera à Lille :

 

 

 

Vous trouverez  ici l’appel de notre Confédération à défiler, dans l’unité, sur tout le territoire national.

 

Au plaisir de vous retrouver, à nos côtés, le samedi 1er mai !

 

Fraternellement,

Pour la CGT MEL,

Le Secrétaire général, Frédéric PARISOT

 

ParCGT MEL

le 1er mai, agissons pour un monde juste, solidaire et durable

 

 

 

Le monde traverse une pandémie depuis plus d’une année. Par ses choix, le gouvernement en France porte une lourde responsabilité sur la gestion calamiteuse de cette crise sanitaire, doublée d’une crise sociale. Des milliers d’emplois sont déjà supprimés et de lourdes menaces pèsent dans de nombreux secteurs.

Force est de constater que la priorité de ce gouvernement est de servir les actionnaires au détriment de la population. Alors que l’on annonce des plans de suppression d’emploi y compris dans des entreprises ayant bénéficié d’un large soutien financier de l’État, le gouvernement fait le choix d’imposer une réforme de l’assurance-chômage amplifiant la propagation de la précarité et de la pauvreté de la population française.

Les femmes, les jeunes, les étrangers occupant les emplois les plus précaires sont et seront aussi les premiers à subir les effets de la crise économique. Prendre des mesures de relocalisation de l’industrie pour répondre aux besoins essentiels de la population n’est pas uniquement un enjeu de sauvegarde des emplois ou de sites de production.

C’est également une réponse à l’urgence des enjeux environnementaux et démocratiques. La solidarité et l’intérêt général n’ont pas droit de citer dans le monde de la finance, et c’est bien l’exploitation économique des personnes et de la planète qui nous a menés à cette situation de pandémie et d’explosion des inégalités, rendant la situation insoutenable.

Ce constat est planétaire, car nous souffrons tous du même mal systémique. En effet le capitalisme ne survit que grâce à l’argent public qui le renfloue à chaque crise.

 

C’est pourquoi ce 1er mai doit être l’expression des travailleurs en France comme partout dans le monde pour revendiquer :

 la levée des brevets sur les vaccins pour que tous les pays puissent avoir accès à la vaccination et en faire un bien commun ;

 des moyens pour l’hôpital public et pour l’ensemble du secteur des soins et de l’accompagnement ;

 des services publics de qualité et de proximité, l’arrêt des privatisations ;

 un plan national de relocalisation de l’industrie ;

 l’arrêt des licenciements et le conditionnement des aides publiques à la sauvegarde de l’emploi et de l’environnement ;

 l’augmentation des salaires et l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;

 la régularisation des travailleuses et travailleurs sanspapiers sur simple preuve de la relation de travail pour garantir l’égalité de traitement dans les entreprises ;

 la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire accompagnée d’un vaste plan d’embauche de la jeunesse ;

 l’abandon de toutes les réformes régressives, des retraites à l’assurance-chômage ;

 la suppression de textes liberticides, tels que la loi sécurité globale et séparatisme, qui remettent en cause nos libertés fondamentales.

 

Pourtant d’autres choix sont possibles !

C’est pourquoi la CGT appelle, dans l’unité la plus large, les salarié·e·s, les privé·es d’emploi, les retraité·e·s, les étudiant·e·s, les jeunes et tou·te·s les citoyen·ne·s à défiler le 1er mai dans l’une des nombreuses manifestations en territoire pour porter leurs revendications de progrès social, international et environnemental.

RENDEZ VOUS LE 1er Mai :

 Lille, 10H00 Porte des Postes Douai,

Tourcoing, 10H30 Place Sébastopol

Seclin, 10H00 Place Saint Piat