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ParCGT MEL

CTP du 17/06 : Déclaration des syndicats de la MEL

 

Déclaration commune des organisations syndicales de la MEL

 

 

Autonomes, CFDT, CGT, FO

 

CTP du 17 juin 2016

 

Le présent comité technique (CT) intervient suite au boycott du CT du 8 juin par les organisations syndicales FO, CGT et Autonomes. Nos organisations ont souhaité protester contre l’inscription à l’ordre du jour de deux délibérations supprimant la prime d’installation et déplafonnant les heures supplémentaires.

 

Il s’agissait d’un acte symbolique visant à marquer notre indignation face à l’absence de concertation avec les OS sur ces deux sujets. La manière dont nous avons été traités est inacceptable. Nous en avons été informés par des agents ayant consulté l’ordre du jour du conseil. Voilà quel est l’état du dialogue social 2.0 de la MEL ! Quelle belle manière d’inaugurer le plan d’actions en matière de Responsabilité Sociale de la MEL !

 

 

L’absence de concertation ne se limite pas à ces deux délibérations car il en a été de même s’agissant de la modification de l’organigramme soumise à l’ordre du jour de ce comité technique. La 3eme depuis le début de l’année 2016 ! La réorganisation est devenue un processus permanent et illisible. La situation de la Direction Urbanisme et Aménagement en constitue un exemple flagrant : la Directrice quitte la MEL (un départ de plus), les 4 services de cette direction sont fusionnés en deux services, 3 mois après la précédente « réorganisation » ayant rattaché le service Politique de la Ville à cette direction. Quel est le sens de cette énième modification de l’organigramme, alors que la MEL multiplie le déploiement tout azimuts de nouveaux outils informatiques (Papyrus, Nemo, Sezam) ?

 

Nous mesurons le fossé abyssal entre le discours officiel de la MEL, volontaire s’agissant des risques psychosociaux, et ces décisions.

 

Outre le mépris des OS, l’aggravation des risques psychosociaux, l’attitude de cette administration rend compte d’un manque de préparation de ses sujets.

 

L’administration a retiré le projet de délibération diminuant la participation transports. Fort bien ! Elle a cru bon de se justifier en indiquant que cette délibération, retirée le 31 mai (soit près de 3 semaines après la date limite de validation directeur), émanait de l’initiative « personnelle » d’un agent. Loin de nous rassurer, cette justification nous inquiète profondément, sur ce qu’elle révèle du fonctionnement de l’institution.

 

Il convient également de parler du fond de cette délibération « fantôme ». En effet, cette délibération reposait sur des informations tronquées : elle ne rendait compte que de la diminution du plafond de participation prévu par le décret de 2015, et passait sous silence le fait que les collectivités locales pouvaient maintenir des dispositions plus favorables.

 

 

Il en est de même de la délibération supprimant la prime d’installation. On nous cite des observations de la Chambre Régionale des Comptes, mais quand nous demandons à en avoir connaissance, nous n’obtenons aucune réponse. Cette délibération est à peine motivée, elle repose sur le « fait du prince ». En cela, sa base légale est très fragile et contestable. Un collègue interviendra spécifiquement sur ce sujet.

 

S’agissant des heures supplémentaires, vous envisagez de permettre des dépassements au contingent mensuel de 25 heures supplémentaires dans plusieurs directions. Les conditions de mise en oeuvre de cette mesure ne sont pas décrites et n’ont pas été concertées avec les OS. Jusqu’à quelle limite des heures supplémentaires pourront être imposées aux agents ? Pendant quelle durée consécutive ? Avec quelles conséquences sur les conditions de travail ou la vie de famille ?

 

Nous savons également qu’un audit a été commandé s’agissant des heures supplémentaires. Là encore, les OS n’ont pas été concertés. Nous demandons à avoir connaissance du rapport d’audit, conformément à la réglementation en matière de droit d’accès aux documents administratifs.

 

 

Nous rappelons également que nous vous alertons depuis plusieurs mois sur les difficultés rencontrées par les services opérationnels du fait des non-remplacements de départs en retraite. Elles se traduisent par une dégradation de la qualité de service à l’usager et une détérioration des conditions de travail des agents. De notre point de vue, les heures supplémentaires n’ont pas vocation à se substituer à des postes permanents.

 

Dans ces conditions, les organisations syndicales CGT, Autonomes, FO, CFDT demandent :

– Le retrait de la délibération supprimant la prime d’installation,

– L’ouverture de négociations permettant une évolution rapide et sensible des régimes indemnitaires permettant notamment le rapprochement des filières,

– L’arrêt des réorganisations incessantes et déstabilisantes, qui génèrent d’importants risques psychosociaux et nuisent au fonctionnement des services,

– Des créations de postes permettant de faire face aux obligations de service publics.

 

Nous demandons le retour à un réel dialogue social, garant d’une véritable responsabilité sociale de la MEL. C’est à la fois possible et nécessaire !

 

En outre, nous rappelons que :

– Les annonces du gouvernement sur les dotations des collectivités locales allègent fortement les contraintes budgétaires s’imposant à la MEL,

– La masse salariale ne représente que 12% des dépenses de fonctionnement de la MEL,

– Le recours systématique au « privé » (notamment pour l’exploitation des parkings) coûte cher. Nous n’avons pas à faire les frais des choix de gestion de la MEL.

 

ParCGT MEL

Le gouvernement pratique le dialogue de sourd !

 

 

Le gouvernement pratique le dialogue de sourd !

 

 

Communiqué CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL

 

 

 

 

Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire d’hier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits.

 

Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service d’ordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical.

 

Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

 

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.

 

Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !

 

C’est inadmissible !

 

 

Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.

 

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

 

 

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

 

D’ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

 

Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail… le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.

 

Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :

• Le 23 juin, pendant l’examen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …) ;

• le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations.

 

Elles se retrouveront le 24 juin prochain.

 

ParCGT MEL

1.300.000 manifestants : le gouvernement est-il aveugle et sourd ?

 

1.300.000 manifestants : le gouvernement est-il aveugle et sourd ?

 

 

1.300.000 manifestants aujourd’hui dans tout le pays, plus de 4 heures avant que les derniers manifestants parisiens quittent la place d’Italie, des délégations de syndicats européens présentes en nombre, arrêt total de la production dans certaines entreprises, des sites d’ordures ménagères bloqués, des centaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi recueillies aujourd’hui… Qui a parlé d’essoufflement ?

 

Ce sont des centaines de milliers de salarié-e-s, privé-e-s d’emplois, retraité-e-s et étudiant-e-s qui, depuis trois mois, luttent pour exiger le retrait du projet de loi travail et pour l’ouverture de véritables négociations pour gagner des droits nouveaux.

 

 

Après les pétitions, les manifestations, les grèves (pour certaines reconductibles) et les occupations de lieu de travail, le rejet de cette loi demeure profondément ancré chez les salariés.

 

A nouveau, la CGT dénonce les violences qui ont émaillé la manifestation.

 

Depuis 2 semaines, l’intersyndicale opposée à cette loi a débuté une campagne de votation citoyenne sur les lieux de travail et les lieux de vie. Nous invitons l’ensemble de la population à s’emparer de cette votation et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin 2016.

 

 

Face à ce rejet massif de la part d’une majorité de salarié-e-s et de l’opinion publique, combien de temps le gouvernement va-t-il rester sourd aux légitimes revendications du monde du travail ? Jusqu’où devrons-nous aller ?

 

Fort de cette nouvelle mobilisation, la délégation qui rencontrera la Ministre du Travail vendredi 17 juin portera l’exigence du retrait ; les points majeurs du blocage étant a minima les 5 articles qui constituent l’ossature du texte.

 

La CGT portera également nos propositions pour un code du travail du 21ème siècle, porteur de progrès social.

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement !