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ParCGT MEL

Ça ira mieux lorsque ça ira bien pour les travailleurs !

 

Chiffres de l’INSEE :

 

Ça ira mieux lorsque ça ira bien pour les travailleurs

 

 

 

L’Insee annonce une amélioration de la situation économique : au premier trimestre 2016, le PIB aurait augmenté de 0,5 %, la consommation des ménages se serait redressée fortement (+1,2 %) et l’investissement serait dynamique (+0,9 %).

 

Ces données viennent donc compléter celles relatives à la « baisse du chômage » et conforter les propos du Président de la République selon lesquels « ça va mieux » et sa « politique de l’offre » consistant à donner encore plus aux entreprises pour « améliorer leur compétitivité ».

 

Mais « ça va mieux » pour qui ? Certainement pas pour le monde du travail, c’est-à-dire la majorité de salariés, de privés d’emploi et de retraités.

 

La hausse annoncée de la consommation des ménages ne se repose pas sur une dynamique salariale. Elle s’explique essentiellement par la baisse des prix des matières premières, surtout le pétrole, avec ses effets négatifs particulièrement sur les pays exportateurs de pétrole à forte population comme l’Algérie, et sur l’environnement car elle va à l’encontre des efforts nécessaires pour réduire les émissions de CO2.

 

Pour les travailleurs, l’indicateur le plus important d’une véritable amélioration durable de leur situation est bien la hausse de salaires et de l’emploi stable.

 

 

En euros constants, c’est-à-dire en tenant compte de l’évolution des prix, les salaires, les pensions et les minima sociaux stagnent, voire diminuent pour certaines catégories.

 

Quant à l’emploi, c’est surtout la précarité qui monte. Presque neuf emplois nouveaux créés sont précaires. De plus, la durée moyenne des contrats diminue. Les jeunes et les femmes sont particulièrement touchés.

 

Ce qui se redresse de façon incontestable est le taux de marge des entreprises grâce à la générosité du gouvernement. Ainsi, le CICE sera transformé en exonération de cotisation sociale, ce qui anéantit toute possibilité d’intervention des salariés et de leurs représentants sur l’usage que font les entreprises des 20 milliards d’euros alloués chaque année à cette fin.

 

Il faut rappeler qu’un milliard d’euros équivaut à 20 000 emplois payés 50 000 euros par an, cotisations sociales des employeurs comprises. Autrement dit, au lieu de verser 20 milliards d’euros aux entreprises sans aucune contrepartie en termes d’emplois, on pourrait créer, avec et argent, 400 000 emplois pour mieux répondre aux besoins et aux attentes de la population.

 

La contrepartie de la générosité du gouvernement à l’égard des entreprises est d’une part l’austérité pour la population, pour les services publics et pour les collectivités, et d’autre part le développement de la précarité, à l’image du projet de loi El Khomri.

 

Ça ira vraiment mieux lorsque ça ira bien pour les travailleurs. C’est pourquoi la Cgt mobilise contre l’austérité et contre les lois favorables au patronat.

 

 

ParCGT MEL

Loi El Khomri, c’est toujours : Non, merci !

 

 

Loi El Khomri : Non, merci !

 

Laisser casser les garanties collectives dans le privé, c’est conforter les attaques contre le statut des fonctionnaires !
Il est dans l’intérêt de toutes et tous de faire front commun contre cette nouvelle attaque portée par le gouvernement pour servir les intérêts du patronat et les marchés boursiers.

Ne Nous Laissons Pas Faire !
La hiérarchie des normes et les garanties nationales :
avec le projet El Khomri, la loi deviendrait l’exception et les accords d’entreprise l’emporteraient sur les accords de branche. Ce serait une nouvelle arme pour remettre en cause notre cadre national de garanties statutaires et renforcer les pouvoirs des employeurs locaux. Le RIFSEEP va déjà dans ce sens en accroissant les risques d’individualisation des traitements.

L’Egalité professionnelle : cette inversion des normes nuirait considérablement à la lutte pour l’égalité professionnelle qui n’a avancé qu’imposée par la loi et sous la pression des luttes. Les femmes sont les plus nombreuses dans les TPE/PME où il y a moins d’implantation syndicale.

 

La double peine pour les femmes : une fois de plus, le gouvernement « oublie » le droit des femmes. Celles qui ne pourront pas s’adapter : retour à la maison ! Les modalités de licenciement sont facilitées. Aujourd’hui déjà, la moitié des femmes qui arrêtent de travailler à la naissance d’un enfant connaissait auparavant des horaires atypiques (de nuit, de week-end ou le soir). Demain, ce projet de loi faciliterait les licenciements de celles et ceux qui ne pourront pas s’adapter à la flexibilité imposée.

Les licenciements facilités : ceux-ci seraient facilités et l’indemnisation plafonnée.

La démocratie sociale, le rôle et la place des organisations syndicales : en les plaçant sous la menace du licenciement et du chômage, les salariés pourraient être contraints d’accepter par référendum une augmentation toujours plus grande de leur temps de travail. C’est une nouvelle attaque contre les syndicats. En passant outre l’avis des organisations syndicales majoritaires sur le projet PPCR, le gouvernement a déjà démontré dans la Fonction publique sa volonté de mettre à mal le rôle des syndicats.

La surveillance médicale : le projet de loi travail réduit à peau de chagrin les visites médicales. La médecine du travail serait encore plus fragilisée. On passerait de la protection de tous les salariés à la gestion des seuls postes à risques. Cela ne fera qu’augmenter la difficulté à bien faire son travail, sans aucun profit pour la qualité du service public et pour les agents.

Les 35 heures : si le projet passe, les durées quotidiennes et hebdomadaires seront augmentées et les heures sup feront au mieux l’objet d’une « compensation » de 10%. Cette mesure
pourrait être transposée dans la Fonction publique, de même l’assouplissement des astreintes, du travail de nuit et du temps d’équivalence, alors que les agents publics ont de fortes contraintes de continuité de service, dans un contexte de sous-effectif grandissant.

Croire qu’un tel recul dans le privé serait sans conséquence sur le public est illusoire.

La CGT appelle à la mobilisation la plus large et à la grève le jeudi 28 avril 2016 après-midi pour gagner le retrait de ce projet.

Manifestation à Lille 14h30 Porte de Paris.

La mobilisation citoyenne et les journées d’action de ces dernières semaines ont déjà contraint le gouvernement à des premiers reculs. Dans la Fonction publique, nous avons obtenu le retrait de dispositions régressives de la loi Déontologie (suppression jours de carence, confirmation du plafond annuel des 1607 heures)

En poursuivant et en amplifiant la mobilisation, nous pouvons gagner !

 

ParCGT MEL

Ce qu’affiche révèle

 

 

Ce qu’affiche révèle

Editorial de J-E Ducoin pour l’humanité

 

 

 

 

Alors, tout est bon ? Tout est permis et possible, sans frein ni mesure ? Tout serait ainsi acceptable dans le débat public ? La voilà donc, la France de 2016 dont quelques-uns des principaux hiérarques actuels de l’orthodoxie dominante se permettent d’utiliser le moindre prétexte pour tenter de dézinguer le plus vieux syndicat, qui a tant donné et oeuvré pour l’existence même des droits sociaux et la consolidation de la dignité des plus faibles ? Il aura suffi d’une affiche, volontairement provocante, pour qu’un véritable tir de masse s’abatte sur la CGT, dont le congrès, à Marseille, en gêne manifestement plus d’un… Ce qu’affiche révèle, tout de même ! Et ce qu’elle dit, par effet miroir, de l’état de ceux qui croient nous dominer ! « Honteuse », « immonde », « abjecte »… Depuis hier matin, les adjectifs en forme de coups ne manquent pas ­ venant de la droite comme de la gauche d’ailleurs ­, pour qualifier l’affiche diffusée par le syndicat Info’com de la CGT dénonçant les violences policières des dernières semaines.

 

 

 

 

 

 

Qu’y voit-on ? Une matraque et un insigne de CRS, près d’une flaque de sang, titrés : « La police doit protéger les citoyens et non les frapper. » Et ? Certains pensent le contraire ? D’autres osent contredire le fait qu’il y a eu des violences policières, quand le ministre de l’Intérieur lui-même s’est inquiété publiquement au moins d’un cas précis ? Bernard Cazeneuve crie pourtant aux loups, avec la droite et son extrême. Sans parler de Jean-Christophe Cambadélis, qui évoque une « gauchisation » de la CGT. Qu’il nous pardonne, ou pas, mais donner des leçons de gauche quand on l’a à ce point quittée, abandonnée et trahie, cela prouve que, pour le pouvoir, le syndicalisme de lutte est un ennemi à combattre. Vu le climat social, la contestation contre la loi travail, Nuit debout, etc., il n’y a rien d’étonnant, hélas. Une vieille haine se réveille et se déchaîne comme jamais. Cette haine puise dans les ressorts conservateurs et ne vise qu’à affaiblir ­ bonne chance ! ­ l’un des syndicats les plus réformateurs, oui, vous avez bien lu, un syndicat authentiquement réformateur : mais au bénéfice des salariés ! Au fond, cette haine porte un nom qui brûle leurs lèvres à tous. Aidonsles à l’avouer : une haine de classe. Qu’ils le sachent, nous ne sommes pas de la leur !