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ParCGT MEL

9 janvier 2020 : une mobilisation historique !

9 janvier 2020 : une mobilisation historique !

 

 

Même après six semaines de grève sans qu’il y ait eu la moindre trêve durant les fêtes de fin d’année, la journée du 9 janvier est marquée par une participation historique, avec près d’ 1 700 000 manifestants sur toute la France, soit plus qu’au 1er jour du mouvement.

La veille des deux précédentes grandes journées de mobilisation on dénombrait respectivement 196 et 197 manifestations en France, nous avons décompté dès hier en fin de journée 216 manifestations.

À la fin de la journée, nous en avons finalement recensé plus de 275 cortèges à travers tout le territoire.

La mobilisation d’aujourd’hui confirme le soutien des français envers le mouvement social paru dans les résultats de la 7e vague de l’Observatoire de la mobilisation contre la réforme des retraites réalisé par Harris Interactive pour RTL et AEF info le 7 janvier.

Interrogés, après deux semaines de vacances après les vœux du président de la République entêté  sur ses positions, les Français à 60 %  indiquent soutenir le mouvement et quand ils pensent à la création d’un régime universel, 66 % des Français se déclarent inquiets.

 

La dynamique unitaire et intersyndicale se poursuit le vendredi 10 dans les territoires tandis que la journée du samedi 11 janvier sera l’occasion d’élargir la mobilisation à tous celles et ceux qui nous soutiennent.

ParCGT MEL

Amplifier la mobilisation et la grève pour gagner !

Amplifier la mobilisation et la grève pour gagner !

 

 

Les mobilisations ne faiblissent pas et de très nombreuses actions ont eu lieu pendant toute la période de fin d’année : déploiements, concerts, réveillons revendicatifs, distribution de jouets et actions de solidarité, manifestations et rassemblements… il n’y a pas eu de trêve.

Les cheminot.e.s, les agent.e.s de la RATP, comme les personnels de l’Opéra de Paris et toutes celles et ceux qui sont en grève depuis le 5 décembre, sont plus que jamais déterminé.e.s et décident chaque jour, la reconduction de la grève.

La population, malgré les pressions gouvernementales et médiatiques, soutient très majoritairement le mouvement social. Elle manifeste son soutien en versant massivement aux caisses de solidarité ou en participant aux initiatives initiées par les organisations syndicales et les grévistes.

Face à ce mouvement inédit, le gouvernement joue l’enlisement, certains de ses ministres stigmatisant les secteurs qui refusent de négocier des régressions sociales.

Lors de ses vœux, le Président de la République, a confirmé qu’il n’entend rien, se contentant de répéter les mêmes affirmations qui n’ont convaincu personne depuis deux ans.

 

L’intersyndicale réclame le retrait du projet de réforme pour ouvrir des négociations constructives afin d’améliorer le régime actuel pour tous les secteurs professionnels et toutes les générations.

Face à un tel mépris du Président et du gouvernement, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef et UNL appellent à construire les conditions d’une grève interprofessionnelle d’ampleur, dès le 9 janvier, avec des manifestations partout sur le territoire.

Elles appellent à mettre en débat, dès lundi, dans toutes les entreprises, services et lieux d’ études en organisant des assemblées générales de salarié.e.s, d’étudiant.e.s et de lycéen.ne.s, les conditions de la réussite du 9 janvier et de ses suites dès le lendemain.

Elles appellent à faire du samedi 11 janvier, une journée de manifestation dans tout le pays.

Pour gagner, il faut élargir et amplifier le mouvement dans tous les secteurs professionnels dès le 9 janvier.

Les organisations décident d’ores et déjà de se revoir dès le 9 janvier 2020 au soir.

ParCGT MEL

resumé des propositions CGT faites au premier

RÉSUMÉ DES PROPOSITIONS CGT FAITES AU PREMIER MINISTRE LE 18 DÉCEMBRE 2019

 

POUR UNE RÉFORME DES RETRAITES JUSTE ET SOLIDAIRE Notre système de retraite permet à de nombreux travailleurs de partir en retraite avec une pension leur permettant de vivre dignement.

Cependant, la modification du marché du travail voulue par les gouvernements successifs et le patronat a créé des situations de précarité, a fait perdurer des inégalités, qui ne sont pas compensées par ce système et qu’il est urgent de régler.

 

Au lieu de repenser un système dans sa globalité afin qu’il réponde à cette situation ou, mieux encore, de combattre le chômage, la précarité et les inégalités, les gouvernements ont pris acte de la situation et, comme si c’était une fatalité, ont dégradé le système de retraite, réforme après réforme (Balladur en 1993, Fillon en 2003, Touraine en 2014, Delevoye, etc.). En allongeant la durée de cotisation et, de fait, la durée du travail, en diminuant les recettes, en refusant une réelle prise en compte des situations de pénibilité, nous sommes toutes et tous amenés à travailler plus. Nous constatons d’ailleurs qu’aujourd’hui, malgré un âge légal fixé à 62 ans, les salarié.e.s partent en moyenne à 63,5 ans, faute de revenus suffisants.

La CGT remet ce choix en cause. Fondamentalement.

 

 

Nos propositions sont les suivantes

Les grands principes

 

  • Un départ à 60 ans à taux plein avec un revenu de remplacement à 75% du revenu net d’activité (calcul sur les 10 meilleures années ou les 6 derniers mois) et au minimum le Smic à 1800 euros. Chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail, y compris à la retraite, c’est vrai pour tous, salariés comme agriculteurs ;
  • Comptabiliser les années d’études pour les jeunes ;
  • Une prise en compte de la précarité ;
  • Une prise en compte des pénibilités des métiers (travail de nuit, postures pénibles, exposition à des agents chimiques, etc.) pour tous et toutes et extension des dispositifs de départ anticipé existants ;
  • Indexer les pensions sur les salaires et non sur les prix.

 

Le financement

  • Garantir immédiatement l’égalité salariale entre les femmes et les hommes rapporterait 6.5 milliards d’euros en plus pour la sécurité sociale. Cette mesure est entre les mains du gouvernement qui a toute latitude pour contraindre le patronat ;
  • Augmenter le taux de cotisation de 0,2 à 0,4 point, par an, permettrait de garantir la pérennité du système ; cela représente un effort de 1,60 euros par mois pour les travailleurs et de 2,40 euros pour les employeurs ;
  • Mettre fin aux cadeaux faits aux employeurs en cessant les exonérations de cotisations sociales patronales : 20 milliards d’euros de plus pour la sécurité sociale ;
  • Créer une contribution sociale sur les revenus financiers distribués par les entreprises, à un taux équivalent aux cotisations employeurs sur les salaires. Cette contribution pourrait rapporter 30 milliards d’euros ;
  • Lutter véritablement contre l’évasion fiscale et sociale estimée entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année pourrait rapporter plusieurs milliards d’euros ;
  • Mettre en place une politique résolument tournée vers l’emploi, notamment en diminuant le temps de travail pour que chacune et chacun ait un emploi correctement rémunéré, ce qui créerait de nouvelles recettes pour la sécurité sociale.

Malgré les derniers sondages qui font état que seul 12% de la population souhaite que le projet soit conservé en l’état, la CGT est ressortie sans aucune réponse quant à ses propositions. Et, concernant le projet du gouvernement, on ne sait toujours pas :

  • Quelle sera la valeur du point ?
  • À quel âge il ou elle pourra partir à la retraite ?
  • Combien d’années il faudra travailler pour avoir une carrière complète ?
  • Combien de points pour avoir une retraite à 1200 euros, 1500 euros, 2000 euros… ?
  • Pourquoi, si ce projet est si bien, le gouvernement ne l’applique pas à tout le monde tout de suite ?
  • Qui connait le calcul des retraites pour les personnes nées après 1975 ?
  • Comment le gouvernement va convertir les trimestres en points ?
  • Qui sait où le simulateur du gouvernement est caché ?

 

La CGT reste donc fermement déterminée à se battre pour un autre projet des retraites et appelle l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à renforcer la grève, y compris reconductible là où les salarié.e.s le décident, pour maintenir et augmenter le rapport de force.

 

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