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LUBRIZOL Coupable, ÉTAT complice !

LUBRIZOL Coupable,
ÉTAT complice !

Dès 13h jeudi 26 septembre, la CGT alertait sur les risques liés à l’incendie sur ce site SEVESO 2 : risques pour les travailleurs, la population et l’environnement. Dans le même temps, La CGT exigeait du préfet de Région la transparence complète sur les produits brûlés et les résultats d’analyse.

La pression conjuguée des syndicats et de la population a forcé la préfecture et le gouvernement à sortir partiellement de leur déni. Ainsi, à la différence des premières déclarations gouvernementales de CASTANER qui a indiqué une absence de risques liés aux fumées, Agnès BUZYN a dû reconnaitre que la ville était « clairement polluée » et l’existence d’un risque sanitaire.

Ainsi, le préfet de Région a dû reconnaitre que des milliers de mètres carrés de toiture amiantés sont partis en fumées, même s’il minimise cette pollution à un rayon de 300 mètres autour du site, ce qui paraît contradictoire avec la forte volatilité des fibres.

Concernant les analyses des suies retombées, de sérieux doutes sont permis dès lors que le laboratoire INERIS qui a procédé aux analyses indique dans son rapport que « Les premières constatations visuelles ont permis d’observer que les lingettes étaient peu colorées par des suies » alors qu’on a tous constaté des zones importantes de pollution !

Un risque accru de cancer et d’autres maladies à moyen terme !

Cependant, la préfecture refuse toujours, à cette heure, de communiquer la liste des produits dangereux, nocifs et toxiques qui sont partis en fumée.

Par ailleurs, comment le préfet peut-il affirmer que le plomb, autre cancérogène retrouvé dans les analyses, ne proviendrait pas de LUBRIZOL, alors que l’usine a été construite dans une période où la peinture au plomb était massivement utilisée dans l’industrie ?!

 Comment ne pas continuer à être inquiet lorsque la préfecture interdit les récoltes et consigne les produits récoltés depuis jeudi, au nom de la sécurité alimentaire, mais réouvre les établissements scolaires, après nettoyage mais sans analyse préalable ?

 Comment ne pas être inquiet quand des dizaines de travailleurs.euses ont eu des maux des têtes, des nausées et des vomissements sur le lieu de travail ? Que la plupart des lieux de travail et notamment leurs systèmes de ventilation n’ont pas été nettoyés ?

 Comment ne pas être inquiet vis-à-vis du risque amiante, lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un cancérogène puissant même à très faible dose inhalée ?

 Comment ne pas être inquiet, lorsque les études scientifiques indiquent que le risque de cancer est plus élevé dans les régions industrielles comme à Rouen, l’étang de Berre ou St Nazaire, qu’une partie non négligeable des cancers peut s’expliquer par les expositions professionnelles ou environnementales, que les études américaines font état de 14 000 cancers en lien avec l ’attentat du World Trade Center et le nuage d’amiante, de poussière et de produits chimiques qui avaient recouvert le quartier ?

Pour toutes ces raisons nous exigeons, à la charge financière de LUBRIZOL :

 Un nettoyage complet des zones polluées par des entreprises spécialisées, suivi d’analyses,

 Un recensement précis des travailleurs et de la population exposés, la mise en place d’un suivi médical spécifique, comme après l’explosion d’AZF en 2001 ainsi que d’un registre des cancers permettant de faire payer les responsables.

La CGT avait clairement alerté sur les risques d’un nouvel AZF en Seine Maritime !

Ces dernières années, la CGT a alerté plusieurs fois par écrit le Ministère du travail et le préfet de Région, des risques d’un nouvel AZF dans le département, sur la base des risques majeurs constatés dans plusieurs entreprises du secteur de la chimie, du pétrole, du nucléaire, de la métallurgie. Disons-le clairement, nous avons échappé plusieurs fois de peu à des catastrophes mortelles ! Force est de constater que l’Etat, au plus haut niveau, refuse de renforcer une réglementation insuffisante, d’augmenter les moyens des Corps de contrôle et de mettre fin à la clémence de la justice vis-à-vis de la délinquance en col blanc. Pire encore, MACRON a décidé de supprimer les CHSCT et PHILIPPE prône une simplification du code du travail concernant la sécurité dans les entreprises sur la base du rapport de la députée LECOCQ.

Nous exigeons :

 La transparence totale de la préfecture, des différents services de l’Etat et l’autorité judiciaire sur l’incendie de LUBRIZOL mais aussi sur l’ensemble des incidents et accidents dans l’industrie (nature et cause, infractions relevées, suites pénales…)

 Le renforcement des corps de contrôle (installations classées, inspection du travail…) en matière d’effectif et d’indépendance, le renforcement des sanctions pénales contre les industriels qui mettent en danger les travailleurs et la population.

La direction de LUBRIZOL dit ne pas comprendre l’origine du sinistre et indique que le feu pourrait provenir d’une autre entreprise. Et alors ? Le propre d’un site SEVESO n’est-il pas son obligation de se protéger des risques internes et externes et notamment du feu pouvant provenir d’une entreprise à proximité ? Créer le doute, c’est exactement la stratégie du Groupe Total au moment de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001. Dans ces deux cas, comme dans bien d’autres, le groupe donneur d’ordre avait sous-traité les secteurs en cause dans l’accident, se défaussant ainsi de ses responsabilités.

Nous exigeons l’interdiction de la sous-traitance dans les usines à risques.

LUBRIZOL coupable, LUBRIZOL doit payer !

Au-delà des suivis médicaux, de la prise en charge financière de la dépollution, des résultats d’analyses, la multinationale LUBRIZOL et son actionnaire Warren BUFFET, 3ème milliardaire au monde, doivent assumer financièrement l’ensemble de coûts sociaux liés à l’incendie.

Tout comme ils doivent prendre totalement en charge l’indemnisation des salariés qui se sont retrouvés en chômage partiel, ce qui est actuellement le cas ! Nous exigeons la requalification des arrêts maladies en accident du travail à la charge de LUBRIZOL.

La CGT exige le maintien de tous les emplois, s’oppose à tout licenciement, à toute fin de contrat pour les salariés du site, ceux de la sous-traitance ou des entreprises situées à proximité du site. Nous considérons qu’industrie et agglomération ne sont pas incompatibles avec des services de contrôles indépendants de l’Etat et du patronat et un droit de véto des CHSCT qu’il faut rétablir.

La responsabilité de l’État clairement engagée

Comme pour tous les accidents industriels, la question de la responsabilité de l’Etat est directement posée, quand on sait qu’en termes de mesures de prévention du risque environnemental, l’Etat limite ses exigences à ce qui est « financièrement acceptable » pour les industriels !

L’Etat, au plus haut niveau, est aussi responsable quand il demande au parquet d’être clément avec la délinquance en col blanc ! Pourquoi LUBRIZOL n’a pas été poursuivi pour mise en danger d’autrui en 2013 alors que plusieurs infractions étaient caractérisées et notamment la non consignation d’une installation électrique ? Peut-être que le risque d’une condamnation à 1 an de prison ferme et à 75 000€ d’amende aurait été plus dissuasive que l’amende de 4 000€ dont elle a écopé qui apparaît comme de l’argent de poche pour la multinationale !

Faisons entendre notre voix pour la justice et la vérité

CGT – Solidaires–- FSU–ATTAC – France Nature Environnement– Greenpeace Rouen – Youth for climate Rouen – Stop EPR- Alternatiba – ANV COP 21 Rouen –Association Henri PEZERAT –Syndicat de la Médecine Générale – Confédération Paysanne – Fédération Syndicale Etudiante Rouen – Mouvement National Lycéen 27 – FCPE 76 – Générations Futures – CDLF Rouen – DAL – LDH- Enseigner à vivre – PCF – France Insoumise – EELV – NPA

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Courrier au Président de la Mel, préavis de gréve pour le 24 septembre

Courrier au Président de la Mel

préavis de gréve pour le 24 septembre

 

Monsieur le Président,

Je vous prie de trouver en pièce jointe le préavis de grève de notre fédération CGT des Services publics déposé pour la journée de mobilisation interprofessionnelle nationale du 24 septembre prochain.

La CGT Mel s’associe, bien entendu, à cette initiative en relayant ce préavis pour la journée du 24 septembre 2019 de 00h à 24H. 

 

Elle invitera les agents à participer à une heure d’information syndicale le même jour, à 13 heures (salle Patio C) puis à se mettre en grève pour participer à la manifestation lilloise.

Pour notre fédération, parmi les mots d’ordre, nos revendications portent principalement sur les conséquences immédiates de la loi dite de « transformation » de la Fonction publique, le maintien de notre protection sociale et de nos retraites, l’augmentation des salaires et le rattrapage immédiat du gel du point d’indice.

 

Nul ne doute qu’à la MEL, les nouvelles dispositions de la gestion des ressources humaines contenu dans la loi, avec le recours massif aux contractuels, la remise en cause des 35 heures, ou encore la facilitation des licenciements déguisés par l’ouverture des ruptures conventionnelles à la Fonction publique viendra encore accroître l’insécurité des agents de votre collectivité.

 

Ces derniers sont déjà mis à rude épreuve avec les réorganisations permanentes, les classifications Rifseep qui n’ont fait qu’introduire de l’incompréhension et de la concurrence entre les agents, des conditions de travail dégradées avec la perspective d’un déménagement à Biotope, nouvelle arme au service de l’idéologie managériale portée par notre établissement.

Les élus de l’exécutif dont vous-même, sont malheureusement restés très silencieux sur ces sujets.

Après s’être attaqué aux conditions de travail des agents pendant leur activité, le gouvernement va plus loin, avec un système de retraites àpoints qui entrainera nécessairement une diminution drastique des pensions. C’en est trop.

Aussi, je vous informe que la direction syndicale est disposée à vous rencontrer ce 24 septembre au matin.

 

 

Je vous prie, Monsieur le Président, d’agréer l’expression de mes sentiments distingués.

 

Copie : DGS, DRH, Dialogue social, A. Bernard, JL Frémaux, syndicats de la MEL, CGT UL, UD, CSD, Fédération CGT SP, UFICT

Transmission à l’ensemble des adhérents CGT MEL 

 Pour la CGT MEL, 

Le Secrétaire général, Frédéric PARISOT

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RETRAITES : UNE AUTRE RÉFORME EST POSSIBLE

RETRAITES : UNE AUTRE RÉFORME EST POSSIBLE.

LES PROPOSITIONS DE LA CGT

 

 

Deux français sur trois sont opposés à la réforme des retraites que prépare le gouvernement et 93% d’entre eux refusent la baisse de leur pension. C’est pourtant ce qui est envisagé, avec le régime par points préconisé par Emmanuel Macron et construit par Jean-Paul Delevoye.

L’entrée de ce dernier au gouvernement démontre d’ailleurs que c’est bien un projet Macron-Delevoye qui est en route avec, pour seul objectif, de nouvelles économies budgétaires sur « le dos » du monde du travail.

Le Premier ministre annonce une période de consultations alors que, depuis 18 mois, l’ex haut-commissaire Delevoye a bâti un projet sans prendre en compte aucune des nombreuses propositions de la CGT.


Il est indispensable d’augmenter le financement des retraites pour, d’une part, améliorer les pensions de tous les travailleurs et travailleuses et, d’autre part, revenir à un âge légal de départ à 60 ans. 
On vit plus longtemps aujourd’hui parce qu’on travaille moins longtemps. Changer cette tendance conduirait à l’effet inverse.
La CGT a chiffré les financements nécessaires en s’appuyant, par exemple, sur ce constat : plus les salaires et les pensions stagnent ou baissent, plus les dividendes versés aux actionnaires augmentent.


La relance de pseudos concertations, quelle qu’en soit la durée, dans la perspective d’échéances électorales à venir, sans volonté de changer radicalement le fond du rapport Delevoye, est inutile. Les questions essentielles sont en réalité, pour toutes et tous : « À quel âge je vais pouvoir partir et avec combien ? », « Combien d’années en bonne santé vais-je pouvoir espérer profiter de ma retraite ? »


Lors de la rencontre avec le Premier ministre, vendredi prochain, la CGT portera donc une nouvelle fois les propositions indispensables à une retraite assurant un départ de toutes et de tous à taux plein dès 60 ans.

Notre système actuel par répartition doit, certes, être amélioré pour prendre en compte la diversité et l’évolution du monde du travail actuel mais à qui fera-t-on croire que ce qui a été créé à la Libération dans un pays ravagé et ruiné par la guerre devrait se traduire, aujourd’hui, par une régression sociale dans une des plus grandes puissances économiques du monde ?
Ce qu’il faut, c’est un autre partage des richesses !

La CGT propose de renforcer la qualité des emplois, de garantir leur stabilité, d’améliorer le niveau des salaires et les conditions de travail. La retraite est bel et bien le reflet de la vie active.


La CGT exige des réponses immédiates sur des questions essentielles que le gouvernement se garde bien d’aborder.

  • La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure, à qualification égale en moyenne, de 20%. Cette décision permettrait d’abonder à hauteur de plus de 6 milliards d’euros  les ressources des différents régimes de retraite existants.
  • La validation de 3 années d’études, au moins, de formation initiale ou continue, de recherche du premier emploi ou période de précarité pour les jeunes qui, aujourd’hui, trouvent un emploi stable en moyenne à 27 ans. L’acquisition des droits par la jeunesse doit être assurée en partie par l’État, de même que ce dernier doit prendre en charge sa formation. L’autre partie doit être prise en charge sous forme de cotisations par les entreprises qui bénéficient de la qualification acquise par les salariés.
  • Le droit de travailler jusqu’à l’âge de la retraite. Moins d’un travailleur sur deux est en emploi à partir de 55 ans, alors que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a triplé depuis 10 ans. Dans ce contexte, le gouvernement veut reculer l’âge réel de la retraite à 64 ou 65 ans… La CGT propose de mettre en place une véritable sécurité sociale professionnelle favorisant le maintien et le retour au travail entre 55 et 60 ans.
  • Elle exige la reconnaissance de la pénibilité au travail, avec l’aménagement des fins de carrière et un droit à un départ anticipé à la retraite à taux plein à 55 ans, voire 50 ans pour les métiers les plus pénibles. C’est la garantie d’une espérance de vie en bonne santé pour toutes et tous.

 

D’ores et déjà, la CGT appelle l’ensemble des salariés, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser, dès le 24 septembre, pour imposer une amélioration des droits à la retraite de toutes et tous, pour qu’urgence sociale et urgence environnementale se conjuguent au présent.