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Le 17 septembre, préparons une rentrée offensive !

Le 17 septembre, préparons une rentrée offensive !

Ensemble, participons à la grande journée de grève et de manifestation !

En cette rentrée sociale, la CGT a décidé d’engager un processus d’action s’appuyant notamment sur une journée nationale interprofessionnelle d’action et de grève le 17 septembre prochain.

Salué.es pour leur engagement auprès de la population pendant le printemps dernier, force est de constater que les agents publics ont très vite été oublié.es ! Alors que les retours de congés s’effectuent, ils subissent des suppressions de congés, l’inégalité face à l’octroi et au montant de la
prime COVID, sans compter le gel du point d’indice qui aggrave, depuis des années, les difficultés sociales.

Pourtant, la pandémie a confirmé ce que la CGT dénonce depuis longtemps : nos services publics, et notamment notre système de santé, sont sous tension permanente et souffrent gravement !

L’absence de protection pendant plusieurs semaines, l’absence de consignes claires des employeurs publics, la rentrée qui s’effectue avec de fortes inégalités dans le traitement des équipements de protection, tout cela démontre que toutes les leçons de la crise n’ont pas été retenues !

Il est nécessaire de garantir, et ceci à long terme, des politiques publiques fondées sur l’intérêt général et la réponse aux besoins sociaux. Et pour cela il importe de rompre avec les politiques d’austérité et d’abandonner la logique comptable dans les politiques publiques.

Les agents publics ne veulent pas d’un retour au monde d’avant et comptent bien porter leurs revendications afin de ne plus revivre une telle situation.

Cette journée permettra de porter les revendications suivantes :

Le dégel et l’augmentation de la valeur du point d’indice avec un traitement minimum de 1 800
euros au recrutement ;
Le respect des règles sanitaires et protections des agent.e.s, trop souvent ignorées par nos
employeurs ;
La création de postes dans les collectivités et l’opposition à toute suppression d’emploi dans la
Fonction publique et les services publics ;
L’amélioration des conditions de travail et le respect des accords de réduction du temps de
travail pour aller vers les 32 heures de travail hebdomadaires ;
Le maintien des CHSCT, des comités techniques, et des prérogatives des CAP ;
L’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique ;
L’abandon de la réforme des retraites et le maintien de notre régime spécifique de retraite
solidaire CNRACL ;
L’abandon du projet de loi 3 D de destruction de l’équité territoriale et de l’intérêt général.

 

Manifestation interprofessionnelle régionale à Lille
Jeudi 17 septembre
Départ 14h30 – Porte de Paris – métro « République » ou « Mairie
de Lille »

 

 

Dialogue Social :
un nouveau départ ?

 

A la demande de notre syndicat, une délégation de la CGT MEL sera reçue le jeudi 17 septembre au matin par Monsieur Christian Mathon, Vice-Président pour les Ressources humaines et l’Administration.

Après 6 longues années où le dialogue social en était réduit à sa portion congrue, la CGT MEL espère qu’enfin nous puissions engager des discussions posées et constructives dans l’intérêt des agents.

Lors de ce rendez-vous, nous aborderons notamment des sujets qui nous semblent prioritaires :

– le Plan de Reprise d’Activité, en lien avec le CHSCT, et le droit syndical dans le contexte de crise ;

– la question des aménagements à Biotope, notamment suite aux conclusions du cabinet d’Expertise SECAFI ;

– Alerter sur les Risques psycho-sociaux en nous appuyant sur quelques cas individuels particulièrement préoccupants.

De plus, en ce jour de mobilisation nationale, dans un contexte de rentrée sociale particulièrement critique, nous remettrons à Monsieur Mathon notre cahier de revendications, fruit des remontées des agents.

ParCGT MEL

Un plan pour continuer comme avant

Un plan pour continuer comme avant

Dans un exercice de communication savamment orchestré, le quatuor gouvernemental mené par le Premier Ministre a présenté le Plan de Relance du programme électoral du candidat Emmanuel Macron.

Le soufflé médiatique préparé par les divers éléments communiqués à la presse depuis plusieurs jours est très vite retombé ! Dès ses premiers mots, Jean Castex a souhaité réaffirmer que les considérations sanitaires avaient été mises en avant des considérations économiques ; ce qui a engendré une récession soudaine et brutale. La pandémie a brutalement accéléré une crise qui était annoncée. La situation impose de changer radicalement de politique. Pourtant, ce n’était pas le ton des annonces du Premier Ministre.

Prenons l’exemple des impôts de production. Cette mesure était réclamée, depuis plusieurs années, par le patronat. Castex s’exécute !Qui plus est « avec de possibles contreparties mais sans conditionnalités ». On n’en saura pas plus. Si ce n’est que les entreprises seront exonérées d’impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an et cela sans aucune condition. Ce qui n’est pas le cas pour les demandeurs d’emplois au regard des nombreux justificatifs de démarches à présenter pour obtenir ou conserver ses indemnités de chômage.

 

 

En outre, à cette enveloppe, il faut ajouter les 40 milliards d’euros de Cice de l’année passée.

Concernant l’enveloppe dédiée à la transition écologique (30 milliards d’euros), elle recouvre, par exemple, 5 milliards d’euros qui seront vraisemblablement prélevés sur les dividendes de la SNCF pour alimenter un fonds de concours qui donnera dans les 3 à 4 ans qui viennent des subventions à SNCF réseau…

La relocalisation industrielle – dont le mot franchit enfin la bouche de nos dirigeants depuis la crise sanitaire – sera dotée d’1 milliard d’euros… Que dire sur la réelle ambition politique à ce sujet.

L’élément le plus marquant est sans nul doute l’absence de toute vision stratégique. Ainsi, pas un mot n’a été prononcé, aucune allusion n’a été faite sur la reconstruction de filières essentielles, en France comme en Europe, pour assoir notre indépendance sur des filières stratégiques comme le médicament et ne pas à nouveau se retrouver nu à la prochaine crise.

Rien non plus d’annoncé pour les milliers de salariés des secteurs dont les grands groupes délocalisent ou réduisent l’emploi (Sanofi, Nokia, Air France, Renault, etc.) et dont les sous-traitants sont en première ligne.

Enfin, comment ne pas être stupéfait face au mutisme gouvernemental sur les services publics qui, pourtant, ne cessent de montrer leur rôle majeur et, plus particulièrement, durant cette crise sanitaire, économique et sociale.

Par ailleurs, quelle certitude concernant les 40 milliards d’euros émanant du plan de relance européen pour la période 2021-2024 ?

Les salariés, les précaires, les privés d’emplois et même les jeunes resteront sur leur faim. Ce plan ne s’adresse pas à eux.

Dans ce contexte, la CGT met à disposition de toutes celles et tous ceux qui s’inscrivent dans une logique de progrès économique, social et environnemental un véritable plan de transformation. En rupture avec le paradigme dans lequel les financiers de tous bords et leurs chantres souhaitent nous enfermer, ce plan a pour ambition de répondre aux défis posés et de mettre l’humain au-dessus de la finance.

La CGT propose de faire grandir, partout et dans les entreprises, des débats pour que les salariés échangent et décident du travail et des stratégies de production. Nous proposons de travailler moins et mieux mais toutes et tous.

Le 17 septembre prochain, journée d’action interprofessionnelle, nous défendrons un vrai projet de transformation.

ParCGT MEL

Solidaires avec le Liban !

        Solidaires avec le Liban !

  Solidaires avec le syndicat FENASOL !

 

La CGT est bouleversée par la catastrophe qui a touché Beyrouth, la capitale du Liban, et sa population dans l’après-midi d’hier, mardi 4 août.

Les deux puissantes explosions successives qui ont secoué la ville auraient fait plus de 100 morts et près de 4 000 blessés selon la Croix rouge. 300.000 personnes ont perdu leur domicile.

C’est un nouveau désastre pour un pays déjà éprouvé lors des dernières décennies. Le Liban a connu quinze ans de guerre civile (1975-1990). Il a subi la tutelle syrienne dans les années 1990, et jusqu’en 2005. L’armée israélienne a pénétré le Liban à deux reprises, d’abord en 1978 puis en 1982. Il a encore connu une nouvelle guerre en 2006, entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah, financé par les Gardiens de la révolution iraniens.

Avec une population de 4,5 millions d’habitants et un territoire de quelque 10.000 km2, le Liban accueille actuellement 1,5 million de réfugiés syriens.

En mars dernier il s’est déclaré en défaut de paiement, écrasé sous le poids d’une dette de 92 milliards de dollars, soit près de 170% de son produit intérieur brut. Cette situation économique désastreuse a été l’élément déclencheur d’un vaste mouvement de contestation en octobre 2019, contre une classe dirigeante quasi inchangée depuis des décennies et accusée de corruption.

La CGT adresse ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

 

En cette période si sombre, nous sommes particulièrement solidaires avec la FENASOL, Fédération-nationale-des-syndicats-des-ouvriers-et-employés-au-Liban, dont les relations de la CGT sont historiques et fraternelles.

Nous avons pris contact dès hier soir avec le camarade Abdallah Castro, Président de la FENASOL, présent au dernier congrès de la CGT. Il nous a assurés de l’engagement actif de toute son organisation pour aider au sauvetage des populations concernées.

Montreuil, le 5 août 2020