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Salaires et retraites I Courrier de l’intersyndical CFE-CGC-CFTC-CGT-FA-FO-FSU Solidaires et UNSA

Salaires et retraites :

Courrier de l’intersyndical CFE-CGC-CFTC-CGT-FA-FO-FSU Solidaires et UNSA Fonction publique au Président de la République et à la Première ministre

 

 

Monsieur le Président,
Madame la Première ministre,

Ces deux dernières années en particulier, la nécessité des services publics pour la population et l’engagement sans faille des agents publics ont été reconnus et salués. Pour autant, force est de constater que la traduction concrète et à la hauteur nécessaire de cette reconnaissance n’est pas au rendez-vous.

En ce tout début de quinquennat, nos organisations syndicales CFE CGC, CFTC, CGT, FA, FO Etat, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique estiment que des mesures importantes doivent être prises sans attendre.
C’est pourquoi, dans le cadre d’une démarche unitaire inédite justifiée par la hauteur des enjeux, elles ont décidé de vous solliciter en ce début de mandat.


La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d’achat. La situation actuelle en la matière est inacceptable. Le traitement minimum court après le SMIC, les personnels émargeant aux plus faibles rémunérations sont de plus en plus nombreux·ses, les qualifications sont peu ou mal reconnues et les déroulements de carrière sont dégradés, voire n’existent tout simplement plus.

 

La cause principale de cet état de fait résulte de la quasi-absence d’augmentation et de mesures générales depuis douze ans. Pierre angulaire des salaires des agent·es et agents de la Fonction publique, le point d’indice doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais. Par ailleurs, nous considérons que la mise en place d’un dispositif d’indexation de la valeur du point sur l’évolution du coût de la vie aurait toute sa pertinence.
L’amélioration de tous les niveaux de la grille indiciaire et des carrières par des mesures générales est également un impératif du début du quinquennat.

Au titre des urgences, compte tenu des pistes évoquées durant la campagne électorale, nous vous confirmons notre hostilité à tout nouveau recul de l’âge légal pour pouvoir partir à la retraite.
De même, nous défendons sans ambiguïté le régime particulier des fonctionnaires notamment le code des pensions civiles et militaires (CPCM) et la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL).


Ces deux priorités, dont le caractère immédiat motive leur mise en exergue dans ce courrier, ne sont évidemment pas les seules questions qu’il convient d’aborder et auxquelles il sera nécessaire d’apporter des réponses satisfaisantes. Attachées aux valeurs et principes portés par le Statut Général et à la Fonction publique de carrière comme garanties pour les usagers de missions publiques de qualité exercées de manière impartiale, nos organisations syndicales souhaitent pouvoir faire évoluer d’autres dossiers tout à fait structurants.

Il en est ainsi, notamment, des mesures à prendre pour avancer plus vite vers l’égalité professionnelle, des dispositions à mettre en œuvre pour restaurer la grille indiciaire et redonner de l’amplitude aux carrières, celles permettant de réduire la précarité de l’emploi ou encore des moyens pour le service public, ainsi que des conditions d’exercice de la démocratie sociale et de la représentation des personnels.

Cette mandature étant annoncée avec une large dimension sociale, nous ne pourrions comprendre que cette lettre n’ait pas de réponse concrète dans les délais les plus brefs.

Pour notre part, nous sommes d’ores et déjà disponibles afin de négocier les réponses positives qui ne sauraient être différées.


Veuillez agréer, Monsieur le Président, Madame la Première ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

ParCGT MEL

Double paiement du jour chômé du 1er mai

Double paiement du jour chômé du 1er mai

Courrier envoyé à Monsieur Castelain, relatif aux modifications de rémunérations du 1er mai.

 

 

Chers collègues,

Vous trouverez ci dessus le courrier envoyé au Président de la Mel relatif  aux modifications de rémunérations du 1er mai.

 

 

 

ParCGT MEL

Salaires : La colère gronde dans les entreprises

Salaires :

La colère gronde dans les entreprises

 

Avec des prix en hausse de l’ordre de 5 % sur un an en France, le risque de voir des pans entiers de la population tomber dans la pauvreté est élevé. L’inflation doit entraîner des hausses salariales. La CGT demande un smic à 2 000 euros et la revalorisation des autres salaires.

En 2021, la rémunération moyenne des patrons du CAC 40 s’est élevée à 8,7 millions d’euros, presque le double par rapport à 2020, quand la crise sanitaire avait contraint les budgets.

Pendant ce temps, avec la forte inflation (+4,5% en mars 2022), dans les rayons, les étiquettes des produits alimentaires flambent.

La hausse des prix touche aux produits de première nécessité – alimentaires, carburants, énergie -, des postes de dépenses importants pour les ménages. Que les plus modestes ne peuvent plus assumer

Certes, l’inflation va provoquer une revalorisation automatique du smic qui passe de 1269 € à 1302,64 € le 1er mai.

 » Ce n’est pas un coup de pouce du gouvernement, mais la revalorisation automatique du smic prévue par le code du travail en cas d‘inflation, prévient Boris Plazzi, secrétaire confédéral CGT. Le smic doit être revalorisé à 2 000 euros, là, maintenant, tout de suite », plaide-t-il.

Le smic va rattraper les autres salaires.

Pour le reste des salaires, les employeurs refusent d’accorder des augmentations au-delà de 2,5, si bien que le smic va rattraper les salaires et creuser les pertes de pouvoir d’achat.

Une majorité de branches professionnelles auront leurs minima sous le smic : il faut ouvrir ou rouvrir les NAO dans ces branches pour que les salaires suivent la même courbe d’augmentation que le smic », plaide le représentant de la CGT.

Dans l’agroalimentaire, par exemple, avec 2,5% d’augmentation, 28 branches vont se retrouver de 1 % à 8 % sous le niveau du smic.

Fort niveau de conflit sur les salaires

Pas étonnant qu’il y ait encore un fort niveau de conflit dans les entreprises sur la question des salaires.

« Chez Dassault, après 17 semaines de grève, les salariés ont obtenu entre 200 et 300 euros d’augmentation », relate Boris Plazzi.

Alors que plusieurs secteurs font face à une pénurie de main d’œuvre, la colère gronde dans les entreprises, et les tensions sont fortes chez Leroy Merlin, Sephora, Labeyrie, Yoplay (General Mills), Benedicta (Heinz), et même à l’Office national des forêts (ONF) où les négociations sur les NAO jouent les prolongations.

Dans le public comme dans le privé, le travail des salariés doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, et garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Exigeons des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et des pensions, des bourses étudiantes et un plan de rattrapage des pertes accumulées.

Le 1er Mai a été le premier rendez-vous revendicatif de ce nouveau quinquennat, faisons nous entendre et exigeons de véritables changements !