Archives de catégorie Retraité-e-s

ParCGT MEL

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !

 

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !

 

 

Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc.

Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas.

Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée nationale, reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics !

NON à la réforme tarifaire !

Ce sont nos anciens qui sont ainsi maltraités !

Les personnels ne sont en aucun cas responsables !

 

 

Et alors que les équipements collectifs (écoles, collèges, lycées, terrains de sport, …) sont à la charge de la collectivité, pourquoi en matière d’hébergement, les personnes âgées doivent-elles supporter les coûts, y compris ceux de l’amortissement des prêts consentis aux gestionnaires ?

Nous ne pouvons pas admettre que dans un pays qui se prétend la 5ème puissance mondiale, on consacre moins de 5 euros au repas d’une personne âgée !

Nous ne pouvons pas admettre que nos anciens ne puissent avoir une douche chaque jour et des repas à heure régulière ! Qu’on donne aux EHPAD les moyens de fonctionner !

Devant cette indignité, les personnels des EHPAD, à l’appel de toutes les organisations syndicales de salariés et d’une association de directeurs, appellent à la grève le 30 janvier 2018.

Les 9 organisations nationales de retraités soussignées soutiennent le mouvement des salariés des EHPAD, appellent les pouvoirs publics à les rencontrer et participeront aux rassemblements et manifestations organisés au cours de cette journée.

ParCGT MEL

LE 28 SEPTEMBRE: Tous dans la rue avec les retraités

LE 28 SEPTEMBRE: Tous dans la rue avec les retraités

 

 

Les dernières Elections présidentielles et législatives, marquées par un taux d’abstention record, auront mis en évidence les fractures territoriales et sociales qui traversent notre société. Loin des attentes et exigences sociales concernant le chômage, la précarité grandissante, les salaires, la retraite, la sécurité sociale etc…

Absence également de l’importance des services publics de proximité et d’une prise en compte d’un aménagement équilibré du territoire évitant les enclaves territoriales qui ont continué à s’aggraver pendant que le désengagement des pouvoirs publics s’est lui accentué.

Alors que la société, la population ont besoin d’un renforcement de l’action publique nous constatons la poursuite d’une déstructuration organisée des services publics pourtant facteurs du développement économique et de la cohésion sociale.

De même, la sécurité sociale, garante de notre modèle social qui a largement contribué à la croissance de ce pays est continuellement remise en cause, à l’exemple du transfert de cotisations sociales vers la CSG avec entre autre l’augmentation de +1,7% sur les retraités qui subiront une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat.

La sécurité sociale, pilier de la protection sociale dont les organismes sociaux ne doivent pas pâtir des choix politiques conduisant au désengagement de l’Etat qui en est le garant.

 

 

Où en est-on de la situation existante ?

Souvenons-nous par exemple du scandale qui avait embrasé la CARSAT NORD PICARDIE en 2014 et 2015. La contraction des moyens avait conduit à ne plus se mettre en capacité de verser les retraites de milliers de pensionnés. A ce jour nombre de difficultés demeurent et s’amplifient même.
Aujourd’hui c’est tout le réseau qui est fragilisé, les CARSAT, les CPAM, les CAF, Pôle emploi, tous les services ferment une partie de leur accueil au public. Il s’agirait, nous dit-on, de mieux répondre aux besoins des assurés et usagers.

Alors que ce qui est mis en œuvre correspond d’abord à une déstructuration organisé des services tournant le dos à l’accomplissement des missions de service public. En réalité, pour répondre aux impératifs budgétaires on brade le système de protection sociale dans une période où des millions de nos concitoyens en ont pourtant cruellement besoin.

Les organismes sociaux subissent de plein fouet les conséquences de la casse généralisée des services publics et les économies budgétaires réalisées au détriment des salariés et plus largement sur l’ensemble des assurés sociaux. Le dernier exemple en date, le choix politique de réduire de 5€ les APL démontrant cette réalité en concourant à la régression sociale.

On est bien face à une logique de remise en cause découlant de choix politiques privilégiant les exigences financières patronales et des assureurs privés, contraires à l’intérêt général et au progrès social.

Alors que l’accueil physique des assurés sociaux reste un besoin social indispensable, ces décisions successives de fermetures des antennes locales Carsat, Cpam, Caf, pôle emploi, sont lourdes de conséquences et contribuent à accroître les difficultés rencontrées par les assurés sociaux dans leurs démarches et la réponse à leurs besoins.

C’est du maintien et de l’amélioration de la qualité du service public de proximité dont il est question alors que les baisses de crédits de fonctionnement, les suppressions d’emplois et, par voie de conséquence, l’aggravation des conditions de travail des salariés permettent de moins en moins d’absorber la charge de travail et de répondre aux demandes des assurés sociaux dans de bonnes conditions.

Alors que les accueils de proximité deviennent de simples variables d’ajustement dans une gestion à courte vue, il devient urgent de redonner les moyens financiers et humains à la Sécurité Sociale, pilier de notre protection sociale.

Dans ce contexte, les Elus ne peuvent accepter, voire cautionner des choix politiques contraires à la réponse aux besoins sociaux de la population.

Les Elus de la Nation ont la responsabilité et le devoir de mettre un terme à cette situation. Les Retraités sauront le leur rappeler en participants nombreux aux journées nationales d’action de la CGT et de l’UCR CGT du 28 septembre.

 

 

Les Retraités sont des citoyens à part entière qui ont largement contribué et contribuent encore au développement économique et social.

Ni nantis, ni privilégiés, ils et elles ne demandent pas la charité mais la dignité.

En conséquence, ils revendiquent légitimement :

  • La revalorisation des pensions en fonction de l’augmentation du salaire moyen et une pension au minimum égale au SMIC revalorisé.

  • Le retour à la revalorisation annuelle de toutes les pensions et retraites au 1 er Janvier.

  • L’amélioration des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources.

  • Le rétablissement de la ½ part fiscale et l’exonération fiscale des majorations familiales.

  • L’abandon de la décision consistant à augmenter, pour 8 millions de retraités, de 1,7% la CSG, qui est un impôt , pour compenser les baisses de cotisations salariales.

  • Redonner les moyens de financement issus des cotisations sociales à notre système solidaire et intergénérationnel de la sécurité sociale.

  • Le maintien et le développement des services publics de proximité.

 

Les Organisations et Associations appellent les Retraités à se faire entendre et à intervenir pour se faire respecter en participant à une large mobilisation

 

 

ParCGT MEL

Les retraité-e-s se mèlent de la campagne

 

Les retraité-e-s se mèlent de la campagne

 

 

Pari risqué mais pari réussi. Une manifestation de retraité-e-s en pleine campagne des présidentielles ! Plus de 120 rassemblements dans le pays recensés dans 75 départements, des manifestations dynamiques, des mots d’ordre qui traduisaient une forte détermination. Les retraité-e-s ont voulu rappeler aux candidats et au futur président ce qu’ils ne supportaient plus : l’austérité et ce qu’ils voulaient : la revalorisation des pensions et retraités. A bon entendeur….

 

Les candidats à l’élection présidentielle devront en tenir compte, dans leurs propositions aujourd’hui et demain, dans l’exercice de leur mandat.

 

 

Non et non, les retraités ne sont pas une charge pour la société !

Assez de ces ministres qui, depuis des années, maltraitent les retraités à coups de réformes, de Balladur en 1993 à Fillon en 2003 et 2010, qui ont conduit à une baisse géné- ralisée des retraites de plus de 20 %, sans oublier Wauquiez, alors ministre de Sarkozy, qui n’hésitait pas à qualifier le Revenu de Solidarité Active de «dérive de l’assistanat» où se «nicherait le cancer de la société française»! Ce sont les mêmes qui veulent supprimer l’impôt sur la fortune.

Assez de voir le gouvernement Hollande/Valls perpétuer cette politique en bloquant une augmentation des retraites depuis plus de 1400 jours en ce début d’année 2017.

En fait, ils ont tous une même et seule logique : il est intéressant de racketter les retraités et les pauvres, car ils sont très nombreux.

En procédant ainsi, ils assèchent une source de dynamique économique et sociale. Ils oublient que les retraités, malgré leurs petites retraites, paient la TVA comme tout le monde, paient les marchandises comme tout le monde, paient des impôts comme tout le monde, cotisent aussi à la Sécu, paient cher les assurances et mutuelles…

C’est vrai, les retraités ne produisent plus directement de richesses, mais elles/ils l’ont fait pendant des années de travail. Aujourd’hui, elles/ils réinvestissent massivement le montant de leurs retraites dans les rouages de la société, que ce soit familialement, socialement, mais aussi économiquement.

 

 

Le pouvoir d’achat des retraités : ce sont des millions d’emplois

280 milliards, c’est le montant des retraites au niveau national. Cette manne financière est réinvestie dans l’économie (nationale) au travers de la consommation des retraités. Par exemple : 60 % pour l’alimentation, 51 % pour le logement, 49 % pour la communication et 50 % pour l’automobile… sans compter le transport, les loisirs et les activités sportives.

Ce sont ainsi des millions d’emplois qui, directement, dépendent du pouvoir d’achat des retraités. Quant à la question de la santé, les retraités sont régulièrement dénoncés comme des boulets et pourtant, là encore, ce sont des millions d’emplois dans les maisons de retraite, les services à domicile, les services de santé… et l’industrie pharmaceutique qui se fait d’énormes profits sur le dos des malades et de la Sécu…

Pubs à la télé, dans la presse, colloques, confé- rences… les retraités sont devenus une cible pour l’industrie, le commerce, les loisirs, le tourisme, les services, à tel point d’ailleurs que le pouvoir d’achat des retraités a trouvé une appellation la «Sylver Economie» ou encore «l’Economie Argentée» (la couleur de nos cheveux ou notre portemonnaie?) qui voit son chiffre d’affaires atteindre près de 100 milliards d’euros.

 

 

Alors, en 2017, soyons exigeants !

Rejetons toutes les culpabilisations, dénigrements, nous ne sommes pas des nantis ni une charge pour la société.

Exigeons :

– Tout de suite une augmentation des retraites et pensions de 300 euros pour rattraper des dizaines d’années de retard.

– Le retour à l’augmentation des retraites sur l’évolution des salaires (et non sur le pseudo indice des prix) et cela au 1er janvier de chaque année.

– L’annulation de toutes les mesures fiscales qui ont entrainé des pertes de pouvoir d’achat. xUne présence syndicale dans tous les lieux où se discute la situation des retraités.

 

Voir l'article de liberté-hebdo sur la manif ici :