Archives de catégorie Vie de la MEL

ParCGT MEL

Voeux 2020 à Biotope

BON VOEUX 2020, BON VENT !

 

 

 

Aujourd’hui, vendredi 24 janvier 2020, le gouvernement dépose le projet de loi de réforme des retraites au Conseil des ministres.

Loi de transformation de la Fonction Publique et réforme des retraites, une même volonté de casser la fonction publique de carrière, notamment l’existence d’un corps de cadres territoriaux dévoués au service public.

La loi de transformation de la Fonction publique (LTFP) entreprend une déconstruction décomplexée du droit statutaire et s’inscrit dans la continuité d’une idéologie néolibérale niant la spécificité de la fonction publique pour tendre à une uniformisation des droits ou à une « travaillisation ».

Concernant notre système de retraite, la fin de la règle de calcul sur les six derniers mois remettrait en cause, le principe de fonction publique de carrière.

 

En effet, La LTFP vise à étendre à la fonction publique la logique du contrat. Il en résultera déstructuration des carrières ou leur hachage.

En termes de retraites, cela signifie des agents polypensionnés, en raison d’une multiplicité de contrats privés et publics. Le système à points repose sur cette universalisation du contrat et de la précarité et l’effacement des statuts protecteurs, adossés à des régimes de retraite spécifiques.

LTFP et réforme des retraites transposent à la fonction publique la flexisécurité prônée par le MEDEF, la CFDT et l’Union européenne.

Cet effacement du statut est un dénominateur commun à la LTFP et à la réforme des retraites comme l’exemplifient la disparition de la règle des 6 derniers mois pour le calcul des pensions et le miroir aux alouettes de l’intégration des primes dans ce calcul.

Le lien est direct entre réforme des retraites et LFTP. Cette dernière est tournée vers un changement de paradigme en matière de rémunération : individualisation par les primes en lieu et place des avancements d’échelons (PPCR) et de l’augmentation du point d’indice. Pour ce faire, le gouvernement s’appuie sur le Régime Indemnitaire tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise et de l’Engagement Professionnel (RIFSEEP) et la Prime à l’Intéressement Collectif de la Performance des Services (PICPS).

Une condition sine qua non pour mettre en place ces réformes au sein des collectivités : Faire sauter le verrou de l’encadrement !!!!

Pour opérer ce changement structurel et holistique, la loi transformation de la Fonction publique développe plusieurs moyens : par exemple, les 560 000 cadres territoriaux constituant un élément humain de blocage. La LTFP organise le recrutement des emplois de direction dans un vivier de cadres issus du privé. Ces mercenaires rompus au Wall Street management importeront directement leur culture au sein de la Fonction publique territoriale. Plus de 2.700 emplois fonctionnels, sont désormais ainsi ouverts contre 1.522 auparavant.

Mais le processus d’acculturation des cadres territoriaux ne saurait être achevé avec cette seule mesure. Aussi la LTFP prévoit-elle une réforme complète de leur formation. L’ENACT et l’INET risquent dans ce contexte d’être totalement remaniées dans leurs contenus en tant que lieux d’application assis sur une culture du service public et sur les spécificités de la territoriale.

L’enjeu pour le gouvernement est ici l’inféodation de cadres territoriaux au démantèlement du service public.

Et si les cadres eux même ne se plient pas à cette nouvelle donne, Edouard Philippe a sorti le revolver : « La part de rémunération variable sera calculée notamment en fonction de critères de bonne gestion financière et l’atteinte de cibles de performance précises et quantifiables. Et si les managers ne remplissent pas leurs objectifs, ils ne seront pas reconduits ! ».

 

La MEL, poste avancé des réformes néolibérales !

En abandonnant l’ensemble des prérogatives RH à son DGS, le Président CASTELAIN a fait de son mandat un véritable laboratoire du lean management :

Les réorganisations perpétuelles et les repositionnements violents ont engendré une incertitude particulièrement angoissante chez l’ensemble des agents. On ne compte plus les arrêts pour dépression, burn out…

La mise en concurrence systématique des agents entre eux, mais aussi vis-à-vis de candidatures externes a instauré une logique du « sauve qui peut » et surtout détruits les collectifs de travail.

La reconnaissance exclusive des fonctions d’encadrement dans les promotions internes, dans les nominations, dans les rémunérations (RIFSEEP), ou celle plus symbolique au sein des séminaires des cadres et de la « communauté des managers » ont engendré un clivage entre les agents experts et techniques et les encadrants.

Le déménagement à Biotope organise architecturalement une nouvelle façon de travailler : contrôle social informel renforcé dans les open spaces, capitaines d’étage…générateurs de nouvelles formes de RPS !

 

 

La remise en cause des frontières entre vie privée et vie professionnelle : l’esbroufe du « vivre ensemble » dans « notre Mel », la « novlangue » utilisée pour rendre plus acceptables les reculs en termes de conditions de travail (place du village, fabrik, corner coffee…),

La charte de vie à Biotope, ou comment reporter la responsabilité des conditions de travail sur l’agent plutôt que sur l’employeur

Dernier étage de la fusée, malgré les nombreuses affaires et gardes à vue qui ont marqué le mandat, une dérive totalitaire des procédures disciplinaires et une répression syndicale sans précédent !

Messieurs CASTELAIN et CASSETTE, pour vos vœux,

vous allez devoir être convaincants !

ParCGT MEL

La Fonction publique toujours mobilisée !

Communiqué unitaire Fonction publique

La Fonction publique toujours mobilisée

 

 

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires de la fonction publique réunies le 16 janvier se félicitent qu’une fois de plus les agentes et les agents, dans le cadre du mouvement interprofessionnel, aient montré leur détermination à s’opposer au projet de réforme des retraites lors des 3 journées d’action des 14, 15, et 16 janvier.Partout, les manifestations ont été importantes, les grèves sont suivies et de nombreuses actions sont menées.

Les agent-es ne sont pas dupes des annonces du Premier Ministre car non seulement l’âge pivot n’est pas retiré, mais en plus le Premier Ministre a confirmé sa volonté de reculer l’âge de départ en retraite tout en prétendant laisser la responsabilité aux partenaires sociaux de choisir les modalités de la régression. Le gouvernement a confirmé sa volonté de supprimer les catégories actives pour instaurer un compte individuel pénibilité dont les critères d’exposition sont extrêmement réduits, ce qui entraînera la perte de droits à départs anticipés à la retraite pour des centaines de milliers d’agent-e-s.

Les Organisations Syndicales CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires de la fonction publique rappellent leur rejet du projet de « régime universel » de retraites par points qui pénalisera TOUS les salarié-e-s, du privé comme du public avec une baisse programmée du niveau des pensions.

 

 

Nous continuons à revendiquer :

▪ Une amélioration et une consolidation de nos retraites, avec le maintien des régimes existants, notamment le Code des pensions civiles et militaires et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, ce qui est en totale contradiction avec le projet gouvernemental
▪ Le maintien de la catégorie active pour tenir compte des spécificités dans les trois versants de la fonction publique et une meilleure prise en compte de toutes les formes de pénibilité
▪ Des augmentations générales de salaire avec, en particulier, une revalorisation immédiate du point d’indice et l’attribution de points d’indice supplémentaires de manière uniforme.
▪ Des créations d’emplois statutaires dans les nombreux secteurs qui en ont besoin, et un plan de titularisation des contractuel-les.
▪ La défense des missions publiques et donc l’abandon de toutes les formes d’externalisation et de privatisation.
▪ Le renforcement du Statut Général, garantie pour le citoyen d’un service public neutre et impartial et, par voie de conséquence, l’abrogation de la loi dite de transformation de la Fonction publique.

Les Organisations Syndicales de la fonction publique CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, en accord avec le communiqué interprofessionnel du 15 janvier appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur la base de leurs propositions. Nos organisations appellent l’ensemble des agent-es public-ques à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.

 

ParCGT MEL

Retour sur le CHSCT du jeudi 9 janvier 2020

L’écho CGT du CHSCT

Retour sur le CHSCT du jeudi 9 janvier 2020

 

Installation d’antennes-relais à l’UTLS et l’UTTA 

L’Administration a informé le CHSCT que des antennes-relais seraient mises en place par les opérateurs FREE et BOUYGUES, sur les sites de l’UTLS et l’UTTA, pour une couverture réseau en 3G et 4G.

La CGT s’est inquiétée de l’absence d’information dans le dossier sur les risques encourus par les agents.

L’Administration s’engage à communiquer prochainement sur ce point auprès de l’ensemble des collègues concernés sur les 2 sites.

BIOTOPE (1) – Point d’étape sur l’expertise SECAFI

Le cabinet SECAFI, mandaté par le CHSCT, a remis un rapport d’étonnement, dans lequel sont mises en avant les réserves suivantes :

– Manque de stockage
– Mobilier inadapté
– Dotation prises électriques insuffisante, absence de lampe de bureau
– Manque de place dû aux bureaux partagés
– Nuisances sonores – plus de 55 décibels constatés dans les « open spaces »
– Difficulté d’encadrement résultant des nouvelles répartitions spatiales des agents
– Crainte sur le « capitaine d’étage », comment sera t’il perçu ?

La CGT a mis en avant que les inquiétudes du cabinet SECAFI étaient les mêmes que les Organisations Syndicales dénoncent depuis presque 1 an. Nous aurions dû être écoutés dès nos premières inquiétudes !

La CGT rappelle la nécessité d’un moratoire dans le déménagement afin de pouvoir prendre en compte les préconisations du cabinet SECAFI et la possibilité d’amélioration avant l’installation des agents dans le nouveau siège.

BIOTOPE (2) – Projet de « charte de bonne conduite » (sic)

Le CHSCT regrette de ne pas avoir été consulté en amont sur ce document, car quelques interrogations en ressortent.

La signature d’une telle « charte » reviendrait à faire porter la responsabilité des conditions de travail par les agents, alors même que c’est à l’employeur de garantir des conditions de travail idoines. Rappelons que le Code du travail impose en effet une obligation de moyens et de résultats sur ce sujet !

En conséquence, l’Administration a proposé d’appeler ce document « mode d’emploi » et de ne pas le faire signer aux agents.

 

MISSION HANDICAP – Accueil des PMR

L’Administration prévoit la mise en place de formations spécifiques pour les personnels de l’accueil, afin d’accompagner au mieux les Personnes à Mobilités Réduites (PMR). La MEL échange actuellement avec la fédération Handisport pour permettre aux agents concernés par un handicap de pratiquer une activité sportive au sein de la MEL.

Notre camarade Sébastien POLVECHE a rappelé les dispositifs que le Comité d’action sociale a spécialement mis en place pour ces collègues dans l’offre de prestations sociales proposées par le CAS.

 

PLAN RPS – Point d’étape sur le plan de prévention

Le CHSCT a profité de ce point pour alerter l’Administration sur les nombreuses réorganisations des services, notamment celle de la direction du Foncier, qui se traduit par un mal-être généralisé chez les agents. La CGT avait déjà interpellé la MEL sur cette situation urgente lors du Comité technique du 28 novembre 2019.

Nous avons aussi rappelé le Décret n° 85-603 du 10 juin 1985 qui stipule que le CHSCT doit être associé aux réorganisations importantes au sein de son Administration, et que celle-ci doit diligenter une étude d’impact.

Concernant cette réorganisation, la CGT exige :

– La fin des entretiens humiliants, contraire à l’éthique « si importante » dont se targue la MEL ;
– la suppression de la mise en concurrence entre collègues ;
– que des postes soient proposés aux agents en amont des réorganisations et en fonction de leurs compétences et de leurs envies ;
– la mise en place systématique de la cellule accompagnement.

Concernant le repositionnement de tous les agents de la direction du Foncier, l’Administration a répondu que la MEL n’a aucune obligation à reprendre les agents sur leur poste malgré leurs compétences et leurs anciennetés.

Par contre, Certains élus ont reconnu et dénoncé cette façon de faire et souhaitent que cela ne se reproduise plus. Un manque de professionnalisme a été évoqué. Selon nous, cette méthode inhumaine, qui caractérise le mandat CASTELAIN / CASSETTE, prend une dimension plus grave encore au regard de la notion de « harcèlement institutionnalisé » issue du procès France Telecom.