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Réforme des retraites Macron. Que veut la CGT dans la Fonction publique ?

Réforme des retraites Macron

Que veut la CGT dans la Fonction publique ?

 

 

Le président de la République a nommé un haut-commissaire aux retraites, M. Delevoye, pour faire passer l’ensemble des régimes de retraite existant sur un système par points (les cotisations achètent des points, les retraites sont calculées avec la valeur de service des points achetés, comme par exemple à l’IRCANTEC ou à l’ARRCO-AGIRC).

Un projet de loi serait présenté en 2019.

La même valeur d’achat et de service serait utilisée pour l’ensemble des régimes. Cette harmonisation rendrait inutile de fusionner tous les régimes de retraite en un seul, du moins dans un premier temps.

Tout laisse penser qu’un tel système se traduirait par une baisse de la pension pour la majorité des fonctionnaires, même dans l’hypothèse, non confirmée à ce stade, d’une intégration des primes dans la cotisation.

De façon certaine, ne plus lier la pension de retraite à la grille de carrière des fonctionnaires ferait perdre au statut des fonctionnaires toute sa cohérence.

La volonté politique du gouvernement d’aligner le public sur le privé conduit à une remise en cause générale du service public et de la défense de l’intérêt général.

Télécharger le 4 pages spécial reforme retraites Macron ici :

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Affaire Benalla : prémices de la fonction publique selon Macron

Affaire Benalla : prémices de la fonction publique selon Macron

 

Communiqué CGT Fonction publique

Attachée à la démocratie et à la justice, la CGT Fonction publique considère comme indispensable que ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Benalla aille à son terme, dans la plus grande transparence et que tous les responsables soient jugés.
Dans ce cadre, la CGT Fonction publique soutient la demande de la CGT Police Ile de France d’être auditionnée par la Commission des Lois.

Mais, d’ores et déjà, à partir des faits vérifiés, la CGT Fonction publique tient à souligner les dérives graves dont ce dossier est tristement révélateur. Car, c’est bien une politique générale qui autorise – si ce n’est encourage – de tels faits inacceptables.

Qui est ce monsieur Benalla, si ce n’est un agent contractuel rémunéré sur les deniers publics ?

Voilà qui éclaire d’une lumière crue, les turpitudes inhérentes aux recrutements de gré à gré dans la Fonction publique et, sans doute la préfiguration de ce que pourrait être le contrat de mission cher à l’exécutif.

 

Notons d’abord que cette personne, âgée de 26 ans, dont ni la qualification exceptionnelle ni la compétence avérée ne sautent aux yeux, bénéficie d’un salaire brut au minimum (les chiffres varient) près de 3 fois supérieur à celui d’une infirmière en fin de carrière et 2 fois à un professeur des écoles. Et ne parlons pas de la voiture de fonction et de l’appartement !

Relevons ensuite que, sans les révélations des médias, des exactions d’une extrême gravité, connues par les autorités, n’auraient donné lieu qu’à une sanction très modeste, prise dans l’opacité que permettent les conditions d’emploi non statutaires, a fortiori dans les hautes sphères. Ce n’est pas le cas de nombreux fonctionnaires qui, pour des fautes bien moins graves, sont traduits manu militari devant des conseils de discipline et sont frappés de sanctions souvent bien plus lourdes…
Enfin, observons combien il est aisé que, toujours en l’absence de règles, un agent puisse être recasé dans de nouvelles fonctions sans que rien ne démontre ses capacités à les occuper.

Or, en plaidant pour le recours massif aux non titulaires dans la fonction publique, en imposant au parlement des amendements ouvrant tous les postes de direction aux contractuels, c’est bien ce système généralisé que souhaitent mettre en place le Président de la République et le gouvernement.

Le libéralisme étant sans vergogne, précisons que, à l’autre bout de la chaîne, le pouvoir en place n’aura aucun scrupule à développer une précarité inique et insupportable !

A l’opposé de ces orientations éhontées, la CGT Fonction publique continue plus que jamais de se mobiliser pour un statut général rénové et renforcé, porteur de règles transparentes et collectives, permettant l’égalité d’accès à tous les emplois publics et garant d’égalité de traitement de tous les citoyens.

 

ParCGT MEL

Les violences seraient-elles couvertes en haut lieu ?

Les violences seraient-elles couvertes en haut lieu ?

 

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, circulent des images sur lesquelles on peut voir le responsable de la sécurité du président de la République s’adonner à des violences, lors d’une manifestation le 1er mai. À en croire les services de l’État (dixit le directeur de cabinet du président), il était en « immersion » parmi les forces de l’ordre afin de voir « comment se gérait la sécurité d’une grande manifestation » !


Pourtant, ce que l’on constate sur les images n’a rien à voir avec la gestion de la sécurité mais plus avec un déferlement de violence gratuite envers les manifestants. Violences importantes et répétées ! Nous constatons aussi, sur ces images, que des personnes, hors police, peuvent se munir de casques de policier et intervenir avec violence pour frapper des militants en toute impunité. 
Comment les autorités peuvent-elles justifier la présence active d’un individu extérieur aux forces de police ? Etait-il habilité, par qui, pour quoi ?


Déjà, lors des mobilisations contre la loi travail, des violences avaient été constatées, la CGT avait exigé une enquête parlementaire.

 


La CGT est favorable à la sécurité des manifestations et de ceux qui y participent. Quels sont les ordres donnés par les autorités publiques aux forces de l’ordre ? Quels moyens leur sont attribués pour assurer une réelle sécurité ? Les autorités doivent tout mettre en œuvre pour y parvenir.


Cette enquête n’a jamais eu lieu. Elle doit maintenant être diligentée dans les plus brefs délais. Il est question de libertés fondamentales comme celle de manifester, revendiquer, se mobiliser pour faire valoir des exigences citoyennes.