église de la très sainte consommation

Archives de catégorie Actu nationale

ParCGT MEL

Hommage à Stéphane Dumez

Hommage à mon camarade Stéphane Dumez.

Trois ans, le 11 Décembre 2017, que tu nous a quittés !

 

 

Camarade, s’il est bien un homme auquel ce mot va bien, c’est toi. Tu as su y mettre tout l’humanisme, l’amitié, la chaleur humaine que ce mot contient. Ton amitié, ta chaleur, ta présence nous manque. Stéphane, nous ne pouvons te dire adieu. Ce combat que tu as mené, c’est le nôtre, celui que nous avons à continuer.

 

Chaque instant tu seras avec nous, avec tous tes camarades. Avec nous, devant nous, à chaque manif, à chaque révolte, c’est toi qui dresse haut le drapeau de la CGT MEL, celui de la liberté !

 

Fidèle à tes idées, fidèle à tes amis, tu as su aider et comprendre chacun. Au cours des réunions, tu savais écouter les camarades.

 

 

Ta réflexion, la façon que tu avais de te poser avant de donner ton opinion, le temps que tu savais prendre, la qualité de tes analyses nous manquent, manquent à toute l’organisation syndicale CGT MEL. Tu possédais une qualité rare, celle de ne parler qu’à bon escient. A l’instant de prendre une décision, tu savais aider à prendre le recul indispensable.

 

Homme de conviction, tu es resté fidèle à tes idées, tu as toujours suivi la voie de la révolte, de la lutte pour un monde meilleur, un monde de justice, de liberté. Jamais tu ne t’en es écarté. Cette révolte, ce refus de l’injustice, tu l’as exprimé à chaque instant. Tu ne t’es jamais laissé endormir par les discours faciles de technocrates, de pseudo-syndicalistes toujours prêts à signer n’importe quel texte.

 

Stéphane, mon camarade je et nous ne t’oublierons pas !

Pour la CGT MEL,

Daniel DUTILLEUL

ParCGT MEL

Jour de carence : un recul qui doit nous encourager à poursuivre la bataille pour son abrogation

 

Jour de carence dans la Fonction publique : pendant l’épidémie, le gouvernement continue de privilégier le dogmatisme

La ministre de la Transformation et de la Fonction publique a annoncé vendredi 4 décembre par voie de presse la mise en oeuvre à compter du 1er janvier 2021 d’une mesure dérogatoire permettant durant la période d’état d’urgence sanitaire de ne pas appliquer le jour de carence aux agents de la Fonction publique atteints du Covid19.

Cette mesure est à mettre au crédit de l’inlassable bataille syndicale menée notamment par la CGT.

Cette annonce d’Amélie de Montchalin n’en appelle pas moins de fortes remarques de notre part.

Alors que la deuxième vague épidémique est engagée depuis plusieurs mois et que l’état d’urgence sanitaire est en vigueur depuis le 17 octobre 2020, ce n’est donc qu’à compter du 1er janvier que les agents malades du Covid 19 ne seront plus pénalisés financièrement par le jour de carence. Le gouvernement aura donc pris la lourde responsabilité de ne pas prendre plus tôt une mesure élémentaire permettant de limiter la propagation de l’épidémie.

 

Cette dangereuse obstination trouve sa source dans la volonté acharnée du gouvernement – pour des motifs purement idéologiques – de ne pas remettre en cause le principe du jour de carence dans la Fonction publique, dont la CGT rappelle le caractère totalement injuste et néfaste en termes de santé publique.

Cet acharnement dogmatique a donc semble-t-il conduit le gouvernement à imaginer un dispositif dérogatoire consistant à ne pas considérer comme malade un agent atteint du Covid, et ce afin de pouvoir ne pas lui appliquer le jour de carence. On observera au passage combien les tenants du libéralisme peuvent être inventifs en matière de complexification bureaucratique.

Enfin, la CGT relève qu’alors que la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques animait une réunion avec les organisations syndicales dans la matinée du vendredi 4 décembre et une autre la veille sur la gestion de la crise sanitaire, c’est à la presse qu’elle a ce même 4 décembre réservé la primeur de son annonce. Voilà une illustration criante de la réalité du fameux « dialogue social » que ce gouvernement se targue sans cesse de pratiquer.

Ces éléments étant précisés, ce recul opéré par le gouvernement sur le jour de carence doit pour la CGT encourager à poursuivre la bataille pour son abrogation pure et simple.

ParCGT MEL

Projet de loi de sécurité globale : liberticide et attentatoire aux droits fondamentaux.

 

Communiqué de l’UL CGT de Lille & environs

 

Projet de loi de sécurité globale : liberticide et attentatoire aux droits fondamentaux.

 

 

A l’annonce récente du projet de loi de sécurité globale, une coordination composée de 70 organisationsdont des syndicats professionnels avec le SNJ CGT, des associations et des collectifs de journalistes et de professions de l’images et de droits humains s’est organisée pour construire des initiatives et des expressions unitaires.

Nous soutenons cette action cette action et vous appelons à renforcer massivement le rapport de force le :

Samedi 28 novembre
Lille – place de la République
11h00

Aucune annonce rassurante n’est à l’ordre du jour concernant ce projet de loi. L’objet des rencontres avec les représentant.e.s sont axées essentiellement sur 3 dispositions vivement contestées.

Il s’agit des articles 21, 22 et 24 concernant l’instauration d’une surveillance généralisée par drones et caméra piéton, ainsi que la répression pénale des actes de diffusion malveillante des images de fonctionnaires de police.

Il faut savoir que très rapidement, les rapporteurs spéciaux de l’ONU, la commission Européenne, la CNCDH, la Défenseure des Droits, toutes les associations de droits humains et l’intégralité de la profession contestent ce projet et le caractérisent de liberticide et d attentatoire à certaines libertés et droits fondamentaux.

 

Malgré ces alertes et malgré les légères modifications de l’article 24 au Parlement, Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, vient de confirmer le 23 novembre que  » tout journaliste qui diffusera des images d’un membre des forces de l’ordre en train de commettre une violence policière pourra être renvoyé devant un tribunal correctionnel « .

Le journaliste pourra donc être immédiatement arrêté au moment d’un direct.

 

Ce projet de loi avec le nouveau schéma national de maintien de l’ordre renforce le dispositif législatif pour réprimer toutes contestations, pour empêcher les journalistes de couvrir correctement les manifestations et rassemblements, pour continuer à nier et à ne pas condamner les violences policières.

 

Il s’agit donc, au-delà de l’attaque du droit d’informer, aussi d’une grave atteinte à la liberté de manifester !